mercredi 5 septembre 2012

« Tous les chemins mènent à Rome »




Signification
On peut obtenir un même résultat de différentes manières

Origine
Si vous allez de Reims à Madrid, de Biarritz à Francfort, du Monteil-au-Vicomte à Rouperroux-le-Coquet ou bien de Dunkerque à Tamanrasset, sans passer par le chemin des écoliers, vous constaterez aisément que vous n'êtes pas passé par Rome.

On peut donc aisément en déduire que les chemins ne mènent pas tous à Rome, ce qui rend cette expression a priori plus qu'étrange.

En fait, elle fait référence au pèlerinage chrétien vers Rome qui, outre qu'elle est l'unique objet du ressentiment de Camille, est un des trois principaux pèlerinages avec ceux de la Terre Sainte et de Compostelle, et qui est devenue une destination importante peu de siècles après Jésus-Christ.
Rome est alors vue comme un point central vers lequel convergent de nombreux chemins, tous menant immanquablement à ce même lieu pour le pèlerin vraiment désireux d'y aller.

Notre expression, attestée au XIIe siècle dans le "Liber parabolarum[1]" d'Alain de Lille, est donc une simple métaphore qui reprend le fait que si, pour le pèlerin, il existe une multitude de manières d'aller à Rome, pour le péquin moyen il existe souvent beaucoup de façon d'obtenir un certain résultat ou de faire quelque chose ; sans oublier aussi la dimension spirituelle, puisque le croyant peut considérer qu'il existe de nombreuses voies pour parvenir à Dieu.

Exemple
« (...) et l'on assure que, dans un pays voisin de l'Italie, on vit jadis le maire d'une commune pousser l'amour du scrutin secret jusqu'à laisser ignorer à ses administrés le contenu des bulletins qu'il leur avait remis et avec lesquels ils allèrent voter. Qu'importe que les procédés diffèrent un peu, si l'on arrive au même but ? Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on a dit que tous les chemins mènent à Rome. »
Revue contemporaine - 1860

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