« (Se) prendre un râteau »
Signification
Subir un échec
Plus précisément, pour un dragueur, se faire éconduire.
Origine
On trouve deux origines à cette expression qui date des années 1990. Mais elles peuvent parfaitement être complémentaires.
La première est une métaphore sur l'image burlesque de celui qui, dans un jardin, marche sur le peigne d'un râteau, ce qui le soulève et amène malencontreusement le manche de l'outil à lui frapper la figure (cela dit, si vous-même rencontrez fortuitement un râteau posé au sol, il y a plutôt de fortes chances pour le râteau ne bouge pas et que ses dents traversent la semelle de votre chaussure et, au moins partiellement, votre pied).
Cette situation à la fois ridicule et douloureuse symboliserait donc ce que vous ressentez lors d'un échec brutal (lorsque, par exemple, voulant frimer devant votre dulcinée, vous vous explosez les coucougnettes sur la barrière au-dessus de laquelle vous pensiez aisément sauter).
La deuxième vient simplement de l'influence du verbe rater, aisément substantivé en râteau par plaisanterie.
Mais bien plus que pour un échec quelconque, l'expression est la plupart du temps utilisée lorsque quelqu'un, abordant une autre personne qui lui plaît, avec quelques idées bien précises derrière la tête, se voit signifier un refus bien net.
Une variante existe aussi avec le verbe (se) manger, peut-être parce qu'un véritable râteau, même bouilli et servi avec de la sauce à la menthe, est à peu près aussi indigeste qu'un échec.
Julie David - Ça bouillonne dans ma tête - 1995
Exemple
« Arrête de pleurer, d'avoir le bourdon, de voir la vie en noir. Je suis là. Arrête de penser aux deux connes que d'ailleurs je ne nommerai pas car tu les connais. D'accord, tu t'es pris un râteau, mais bon, MOI AUSSI. »Julie David - Ça bouillonne dans ma tête - 1995
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire