vendredi 9 novembre 2012


« L'oeil de Moscou »






Signification
Une personne, un organisme ou un matériel qui espionne des individus au bénéfice d'autres.



Origine
Petit rappel géographique pour les mal-situants : Moscou est la capitale de la Russie, actuellement, et de l'Union Soviétique (ou URSS, Union des Républiques Socialistes Soviétiques[1]), autrefois.

À l'époque de l'URSS, la population vivait sous un régime « relativement peu » démocratique, en théorie sans classe dominante, mais où tout individu sortant des clous fixés par le gouvernement avait le choix entre un camp du Goulag ou un camp du Goulag, dans le meilleur des cas. 

Or que trouvait-on aussi bien à l'intérieur de l'URSS, pour surveiller de près le comportement des citoyens, que hors du pays, pour savoir ce qui s'y tramait (dans les sphères de prises de décision) ou ce qu'il s'y fabriquait (dans les usines) ? Des espions, personnes chargées de ramener à leurs dirigeants un maximum d'informations exploitables.

Ces individus, plus ou moins directement payés par l'État donc par Moscou, devaient ouvrir l’œil et le bon afin de remplir leur mission à bien. Ils pouvaient donc être vus comme un « œil » déporté de leurs dirigeants. 

Alors que, maintenant, après l'éclatement de l'URSS, la Russie est un peu plus (mais pas trop quand même) démocratique, les espions existent toujours (même s'il y en a moins à l'intérieur du pays) et la notion « d’œil de Moscou » est restée pour désigner toute personne (ou organisme) chargée par ses responsables d'en surveiller ou en espionner d'autres. Une caméra de surveillance sur la voie publique pourra aussi être ainsi qualifiée par ceux qui s'y opposent.

Là où les Beatles prenaient le bac.



Exemple
« (...) Togliatti participe aussi aux grands procès d'épuration de 1936-1937, dont celui de Trotsky, il est dépêché sous le nom de bataille d'Alfredo en Espagne, en août 1937, afin de guider la politique des communistes espagnols et d'y jouer l'œil de Moscou (...) »
Catherine Guimbard - Où va l'Italie ? - 1994 


« Même si le rattachement hiérarchique du contrôleur de gestion constitue probablement un signal envoyé aux opérationnels - trop proche de la direction générale, la fonction contrôle peut parfois être considérée comme "l'œil de Moscou" - (...) »
Arnaud Helluy, Xavier Durand - Les fondamentaux du contrôle de gestion - 2011 





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire